Du Vrai du beau et du bier

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Didier, 1858 - Aesthetics - 496 pages
 

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Popular passages

Page 91 - ... pas nos connaissances qui font leurs objets, elles les supposent. Ainsi ces vérités subsistent devant tous les siècles, et devant qu'il y ait eu un entendement humain : et quand tout ce qui se fait par les règles des proportions, c'està-dire tout ce que je vois dans la nature, serait détruit excepté moi , ces règles se conserveraient dans ma pensée, et je verrais clairement qu'elles seraient' toujours bonnes et toujours véritables, quand moi-même je serais détruit avec le reste.
Page 81 - C'est un maître intérieur, qui me fait taire , qui me fait parler, qui me fait croire, qui me fait douter, qui me fait avouer mes erreurs ou confirmer mes jugements; en l'écoutant je m'instruis , en m'écoutant moi-même je m'égare.
Page 80 - A la vérité ma raison est en moi, car il faut que je rentre sans cesse en moi-même pour la trouver ; mais la raison supérieure qui me corrige dans >le besoin, et que je consulte, n'est point à moi, et elle ne fait point partie de moi-même.
Page 92 - C'est donc en lui d'une certaine manière qui m'est incompréhensible ; c'est en lui , dis-je , que je vois ces vérités éternelles ; et les voir, c'est me tourner à celui qui est immuablement toute vérité , et recevoir ses lumières.
Page 186 - Toute œuvre d'art, quelle que soit sa forme, petite ou grande, figurée, chantée ou parlée, toute œuvre d'art, vraiment belle ou sublime, jette l'âme dans une rêverie gracieuse ou sévère qui l'élève vers l'infini. L'infini, c'est là le terme commun où l'âme aspire sur les ailes de l'imagination comme de la raison , par le chemin du sublime et du beau, comme par celui du vrai et du bien.
Page 215 - Pelage, il foudroya Calvin; De tous les faux docteurs confondit la morale ; Mais, pour fruit de son zèle, on l'a vu rebuté , En cent lieux opprimé par leur noire cabale; Errant, pauvre, banni , proscrit , persécuté ; Et même par sa mort leur fureur mal éteinte N'aurait jamais laissé ses cendres en repos, Si Dieu lui-même ici de son ouaille sainte A ces loups dévorants n'avait caché les os.
Page 96 - L'idée de l'absolu est en nous intérieurement comme celle de l'Être. Ces absolus ne sont autre chose que les attributs de Dieu, et on peut dire qu'ils ne sont pas moins la source des idées, que Dieu est lui-même le principe des êtres.
Page 178 - Quelles ont été les causes de la perfection de la Sculpture antique et quels seraient les moyens d'y atteindre ? Ouvrage couronné par l'Institut National, le 15 Vendémiaire an IX.
Page 93 - ... principes constitutifs de notre être. » Là donc nous voyons , avec toutes les autres vérités, les règles invariables de nos mœurs; et nous voyons qu'il ya des choses d'un devoir indispensable, et que dans celles qui sont naturellement indifférentes, le vrai devoir est de s'accommoder au plus grand bien de la société humaine.
Page 90 - Tout ce qui se démontre en mathématique , et en quelque autre science que ce soit, est éternel et immuable , puisque l'effet de la démonstration est de faire voir que la chose ne peut être autrement qu'elle est démontrée. Aussi pour entendre la nature et les propriétés des choses que je...

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