Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, Volume 28

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O. de Gourcuff, 1902 - Anjou (France)
 

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Page 78 - Paris-LyonMéditerranée, les billets ne sont délivrés qu'aux familles d'au moins quatre personnes et le prix s'obtient en ajoutant au prix de six billets simples ordinaires le prix d'un de ces billets pour chaque membre de la famille en plus de trois.
Page 56 - ... plaire. On disait aussi qu'il y avait cette différence entre son mari et elle, qu'il l'estimait et ne l'aimait point, au lieu qu'elle l'aimait et ne l'estimait point.
Page 320 - ... combats, Liberté, je te chante ! Ils n'avaient plus qu'un choix, ces fils de paysans : Ou prêtres ou soldats; — ils se sont faits chouans ; Et leur pays les voit tombant sur les bruyères, Sans grades, tous égaux, tous chrétiens et tous frères. Hymnes médiateurs, éclatez, nobles chants ! Vanne aussi m'a nourri, mon nom est sur ses bancs ; J'ai nagé dans son port et chassé dans ses îles, J'ai vu les vieux débris de ses guerres civiles ; Puis je connais le cloître où le moine Abeilard...
Page 204 - ... cœur n'est fixe en son dessein Et qu'on ne dort jamais qu'une fois sur le sein Vêtu par nos désirs de grâces éphémères. L'amour ne chante pas, ne sourit pas. Ses yeux Vont traînant un regard chargé de longs adieux Sur les rêves quittés dont plus rien ne persiste.
Page 355 - Bretagne, dans celle qui mérite ce nom par la langue et la race, le plus brusque changement se fait sentir tout à coup. Un vent froid, plein de vague et de tristesse, s'élève et transporte l'âme vers d'autres pensées ; le sommet des arbres se dépouille et se tord ; la bruyère étend au loin sa teinte uniforme ; le granit perce à chaque pas un sol trop maigre pour le revêtir; une mer presque toujours sombre forme à l'horizon un cercle d'éternels gémissements.
Page 198 - Les natures peu cxpansivcs sont presque toujours celles qui sentent avec le plus de profondeur; car plus le sentiment est profond, moins il tend à s'exprimer. De là cette charmante pudeur, ce quelque chose de voilé. de sobre, d'exquis, à égale distance de la rhétorique du sentiment, trop familière aux races latines, et de la naïveté réfléchie de l'Allemagne, qui éclate d'une manière admirable dans lus chants publiés par M.
Page 204 - Quand le vent du Nord sera moins amer Et quand le printemps fleurira la lande. » Et les bons oiseaux leur ont répondu : « Voici les muguets et les violettes. Les vents sont plus doux ; la brume a fondu Partez, ô marins, sur vos goélettes. » Vos femmes ici prieront à genoux. Elles vous seront constamment fidèles. Nous voudrions bien partir avec vous, S'il ne valait mieux rester auprès d'elles. » Nous leur parlerons de votre retour; Nous dirons les gains d'une pêche heureuse, Et comment...
Page 198 - ... comme des souvenirs d'un autre monde. Jamais on n'a savouré aussi longuement ces voluptés solitaires de la conscience, ces réminiscences poétiques où se croisent à la fois toutes les sensations de la vie, si vagues, si profondes, si pénétrantes , que, pour peu qu'elles vinssent à se prolonger, on en mourrait, sans qu'on pût dire si c'est d'amertume ou de douceur.
Page 207 - Hélas! tu n'es plus une paysanne : Le mal des cités a pâli ton front, Mais tu peux aller de Paimpol à Vanne, Les gens du pays te reconnaîtront. Car ton corps n'a point de grâces serviles, Tu n'as pas changé ton pas nonchalent, Et ta voix rebelle au parler des villes A gardé son timbre augurai et lent.
Page 201 - D'un lendemain nouveau, révélateur d'un monde. Dans l'âme triste tu descends, ô calme soir ! Mélancolique et doux comme un amour de blonde. » Mélancolique et doux » : peut-on, en deux mots, mieux caractériser l'amour breton? A travers les lectures de nos poètes, ce sentiment apparaît bien tel que Renan l'a défini, ce qu'il ya de plus particulier dans notre race, profond, fidèle, timide, discret, avec uno légère teinte de mysticité.

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