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Donne un asile sûr, une postérité.
Où faut-il transporter nous, nos dieux et Pergame?
Viens, parle, etc.

PAGE 229, VERS 27.
« Berceau de nos aïeux, berceau de Jupiter.
De là vers la Rhétie emporté par la mer,
Au pied d'un autre Ida, premier berceau de Troie,
Teucer à ses grandeurs préludoit avec joie.
Ilion n'étoit pas, et des tribus sans noms
De l'Ida phrygien habitoient les vallons :
La Créte est ce pays. De là nous vint Cybėle,
Par qui le soc apprit à vaincre un sol rebelle;
De là les saints honneurs de son culte secret,
Que jamais ne dévoile, etc.

PAGE 235, VERS 21.
Tremblant, je me relève; et d'une ardeur pieuse,
Je leve au ciel ma voix, ma main religieuse;
Aux dieux hospitaliers je rends un juste honneur,
Et je cours à mon père annoncer mon bonheur.
Égaré, etc.

PAGE 237, VERS 13.
Le ciel mugit sur nous; sous nos pieds la mer gronde;
Sur nous la foudre éclate; et d'un ciel orageux
Mille horribles éclairs sont les astres affreux.

PAGE 239, VERSI 15.
Le terre ne vit pas de fléaux plus terribles,
L'enfer ne vomit

pas de monstres plus horribles.
Sous les traits d'une vierge, un instinct dévorant
De leur rapace essaim conduit le vol errant;
Une éternelle faim creuse leurs traits livides,
Et, toujours s'emplissant, leurs flancs sont toujours vides.
Nous abordons : soudain sur le rivage épars
Des troupeaux sans berger s'offrent à nos regards.

PAGE 239, VERS 23.
Et de ce vil fardeau, rebut de la nature,
Répandent autour d'eux l'exhalaison impure.

IBID., VERS 29.
Une table, dressée au bord courbé des mers,
Se couvre de ces mets, par le hasard offerts.
Soudain d'un vol bruyant, autour de notre table,
Leur troupe secouant son aile redoutable,
S'empare de nos mets dans sa vorace ardeur;
Souille tout,

etc.

PAGE 241, VERS 29. Quoi! vils usurpateurs de notre ancienne terre! Quoi ! pour un vil butin vous nous livrez la guerre?

PAGE 247, VERS 10. Ce jour même sa veuve,

inconsolable encor, Hors des murs, dans un bois qui d'un épais ombrage D'un nouveau Simoïs ornoit le doux rivage, Figurant en gazon un triste et vain cercueil, Offroit à son époux le tribut de son deuil. Pour charmer ses regrets, loin des regards profanes, A ce lugubre asile elle invitoit ses mânes, L'appeloit auprès d'elle; et chers à ses douleurs, Deux autels partageoient le tribut de ses pleurs: L'un pour Astyanax, et l'autre pour son père: La, pleuroit tour-à-tour, etc.

PAGE 249, VERS 1. Et remplit tout le bois de sa voix douloureuse. Aux transports, aux accents de sa douleur affreuse,

Je pleure, etc.
Et fait entendre au loin sa plainte attendrissante.
Aux accents douloureux de sa voix gémissante
Je pleure, etc.

PAGE 249, VERS 21. « Moi, d'un jeune orgueilleux, digne fils de son père, Souffrant l'amour superbe et la fierté sévère, J'ai rampé sous un maître, et par

mille revers, Passé de Troie en cendre, etc.

PAGE 251, VERS 1.
De son rapt criminel par un crime est venge:
Il l'égorge aux autels de son père égorgé.
Par cette mort funeste, Hélénus en partage
Obtint une moitié, etc.

PAGE 257, VERS 10.
« Et que des bancs étroits qui séparent cette ile
L'embouchure à tes yeux ira s'agrandissant....

PAGE 259, VERS 3.
Son visage est d'un homme; à la figure humaine
Se joint le vaste corps d'une lourde baleine.

IBID., VERS 14.
« Et de ces chiens hideux les rauques hurlements.
Enfin, dans l'avenir s'il m'est permis de lire,
Hélénus ne peut trop le dire et le redire:
Junon fit tous tes maux et les prolonge tous....

IBID., VERS 21.

« Et tes vaisseaux vainqueurs, des bords siciliens Parviendront, etc.

PAGE 261, VERS 29.

Mon peuple aussi reçoit de sa magnificence
Des rameurs vigoureux, des armes, des guerriers....

PAGE 263, VERS 23.
De superbes tissus, où la navette agile
A glissé des fils d'or dans sa trame fragile,
Des travaux de ses mains, plus précieux encor.
« Tenez, prenez ce don de l'épouse d'Hector,
Cher enfant: qu'il vous prouve à jamais ma tendresse.
C'est le dernier présent d'une triste princesse,
De vos parents, hélas ! c'est le dernier bienfait.
Prenez, ô de mon fils doux et vivant portrait!

PAGE 267, VERS 23.

..... L'aurore matinale Semoit de ses rubis la rive orientale, Lorsque insensiblement un point noir et douteux De loin paroit, s'élève et s'agrandit aux yeux. C'étoit le Latium. Par-tout la joie éclate: « Latium! Latium! crie aussitôt Achate; Latium! Latium ! disent nos cris joyeux. Tous d'un commun transport nous saluons ces lieux.

Anchise prend un vase orné d'une guirlande;
Et joignant la prière à sa liquide offrande,
Debout sur le tillac, etc.

PAGE 269, VERS 24.
Sont le premier présage offert à nos regards.

Anchise alors s'écrie: «O malheureuse terre!
Ces coursiers belliqueux nous annoncent la guerre;
Oui, la guerre à son char attelle des coursiers :
Mars conduit aux combats ces animaux guerriers.
O toi que j'ai choisie, ò terre hospitalière !

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Le sang doit-il encor marquer notre carrière ?
Mais ces mêmes coursiers, domptés par notre main,
Traînent d'accord un char, se soumettent au frein:
J'espère encor la paix ! »

PAGE 279, VERS 9. «Ulysse de sang-froid ne vit pas leur trépas; Et, dans de tels moments, il ne s'oublia pas.

IBID., VERS 13.

« Il a courbé sa tête, et tombant de langueur,
De son corps, déployé dans toute sa longueur,
Couché la masse immense; au moment où sa bouche
Comme un gouffre profond revomit sur sa couche
Parmi des flots de sang la chair des malheureux,
Effroyable débris de son festin affreux;
Pour punir les forfaits de sa faim assassine,
De l'horrible géant nous hâtons la ruine;
Nous invoquons les dieux; on l'entoure: à l'instant
Nous fondons à l'envi sur l'horrible géant.

PAGE 285, VERS 1. Chacun de nous vouloit retourner sur sa trace, Quand , des rocs de Pélore, un des vents de la Thrace De sa puissante haleine emporte les nochers Aux lieux où le Pantage à travers des rochers S'élance dans les mers au golfe de Mégare. Aux plaines de Thétis aucun détour n'égare Nos vaisseaux, que ce Grec, par nos soins secouru, Conduit vers chaque bord qu'il avoit parcouru.

IBID., VERS 29. Je passe ces rochers qu'élève dans les airs Pachynum, dont le pied s'avance au sein des mers : Je rase de plus près les campagnes fangeuses

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