Philosophie de Thomas Reid: sér. Essais sur les facultés actives de l'homme

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Librairie classique de Perisse frères, 1846
 

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Page 240 - On dit que de plusieurs motifs opposés le plus fort prévaut toujours; mais cette proposition ne peut être affirmée ou niée, avec connaissance de cause , tant qu'on ne sait pas distinctement ce qu'il faut entendre par le motif le plus fort. Or , je ne vois pas que ceux qui ont avancé cette proposition...
Page 73 - DE L'INSTINCT. On peut, je crois, réduire les principes mécaniques d'action à deux espèces , les instincts et les habitudes-. Par instinct, j'entends une impulsion naturelle et aveugle qui nous porte à certaines actions , sans que nous ayons de but devant les yeux , sans délibération , et trèssouvent sans aucune idée de ce que nous faisons. Ainsi un homme respire tant qu'il est en vie par la contraction et l'expansion alternatives de certains muscles au moyen desquels la poitrine, et par...
Page 314 - ... véritable gloire de l'homme, de même la connaissance de son devoir est pour chacun de nous, dans toutes les situations de la vie, la première et la plus importante des connaissances. 6° Le devoir une fois connu , notre affaire la plus sérieuse doit être de l'accomplir et de fortifier notre âme contre les tentations qui pourraient nous en détourner. Les moyens d'y parvenir sont : d'entretenir en nous un . sentiment vif et toujours présent de la beauté de la vertu et de la laideur du...
Page 53 - ... sans laisser de trace dans la mémoire. Nous ne voyons pas ce qui est devant nos yeux, quand notre esprit est préoccupé. Dans le tumulte d'une bataille, un soldat peut être blessé sans en rien savoir , jusqu'à ce qu'il s'aperçoive de la perte de son sang ou de ses forces. La douleur la plus aiguë s'amortit, quand l'attention est fortement dirigée ailleurs. Une personne de ma connaissance, -dans les angoisses de la goutte, avait coutume de demander l'échiquier; comme elle était passionnée...
Page 77 - de mathématiques très-curieux de déterminer sous quel angle précis les trois plans qui composent le fond d'une cellule doivent se rencontrer pour offrir la plus grande économie ou la moindre dépense possible de matériaux et de travail. Ce problème appartient a la partie transcendante des mathématiques et est l'un de ceux qu'on appelle problèmes de maxima et de minima.
Page 363 - Un esprit sain peut-il admettre ce système sans répugnance? En vérité, cela me paraît impossible. Je suis persuadé qu'un scepticisme absolu n'est pas plus destructif de la foi du chrétien que de la science du philosophe et de la prudence de l'homme de bon sens* Je suis entré, pour ma propre satisfaction, dans un examen sérieux des principes sur lesquels le système sceptique est fondé , et je n'ai pas été peu surpris de trouver qu'il avait pour base unique une hypothèse fort ancienne...
Page 292 - Ce philosophe tenait, il est vrai, pour la doctrine de la liberté , mais il croyait en même temps que tout avenir certain était nécessaire; et pour défendre la liberté des actions humaines » il soutenait que les événements contingents n'avaient pas d'avenir certain. Parmi les modernes défenseurs de la liberté, je n'en connais aucun qui ait allégué ce moyen en faveur de sa cause. On doit accorder que comme tout passé est certainement passé, et tout présent certainement présent , de...
Page 238 - La liberté d'indifférence. Toute action délibérée doit-elle avoir un motif? La réponse à cette question dépend du sens qu'on attache au mot délibérée. Si, par action délibérée, nous entendons une action antérieurement à laquelle des motifs ont été comparés et pesés (et telle paraît être la signification originelle du mot), assurément une pareille action implique des motifs, et des motifs contraires, autrement l'intelligence n'aurait pu les peser ; mais si par action délibérée...
Page 241 - ... sur le sens qu'il peut avoir. Dans le cas où les motifs contraires sont de la même espèce, et ne diffèrent que par la quantité, il est facile, j'en conviens, de déterminer quel est le plus fort : ainsi un présent de mille guinées est un motif plus fort qu'un présent de cent guinées ; mais quand ils sont d'espèce différente, comme l'argent et la réputation, le devoir et l'intérêt , la santé et le pouvoir, les richesses et l'honneur , je le demande, par quel moyen apprécierons-nous...
Page 180 - Tel est à nos yeux l'homme parfait , l'homme auprès duquel celui qui n'a d'autre but que son propre intérêt nous semble un être d'une espèce inférieure et méprisable. La bonté désintéressée et la justice sont les attributs glorieux de la nature divine; sans ces attributs, Dieu pourrait être un objet de crainte ou d'espérance, mais non d'adoration.

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