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C. L. F. PANCKOUCKE
MEMBRE DE L'ORDRE ROYAL DE LA LÉGION D'HONNEUR

ÉDITEUR, RUE DES POITEVINS, N° 14

M DCCC XXXI.

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AVANT-PROPOS.

IRGILE semble avoir dit à chacun de ses nombreux traducteurs ce qu'il fait dire à Créüse par Énée : Longe servet vestigia.

Tous, sans exception, l'ont suivi de loin. Les degrés manquent dans le rapprochement : ils ne sont que

dans des distances plus ou moins inégales.

La carrière sera long-temps ouverte aux nouveaux traducteurs : ils pourront se dépasser, le poète seul ne peut être atteint.

De toutes les traductions en vers de l'Énéide, faites en France depuis le seizième siècle jusqu'à nos jours, on ne lit plus guère que celle de Delille. Gaston est, dans la sienne, plus précis, sans être plus fidèle: il n'a ni les formes poétiques, ni la grâce, ni l'élégance brillante et facile de son rival.

L'un et l'autre , sans respect pour le texte, ont ajouté et retranché. Delille, abusant de l'ancien privilège donné aux poètes, quidlibet audendi, passe volontairement jusqu'à quatre vers de suite"; et, par compensa

! Voyez les notes du zer livre, page 92.

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