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Ros et Ros MARINUS. `Georg. 11, 213. Cul. 403.

lis, Linn. Le romarin. Famille des labiées.

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Cette labiée est très-commune dans les régions méridionales. S'il faut s'en rapporter à son nom latin, ce doit être surtout près des bords de la mer qu'on doit la trouver. Les Grecs anciens et les Grecs modernes ont tiré son nom (Cavaris et Sevdporilavov) de l'odeur d'encens qu'elle exhale quand on brise ses feuilles entre les doigts. C'est encore une des plantes sur lesquelles les abeilles se plaisent à butiner.

Rosa. Georg. IV, 134, Cir. 98.

Rosa rubicunda, - purpurea. Æneid. x11, 6g. Cul. 398. Cop. 14. ROSARIUM et ROSETUM. Ecl. v, 17. Georg. IV, 119. - Rosa dans un sens

étendu.

Nous avons rapporté, dans la Flore de Virgile ( édition Lemaire), les diverses roses mentionnées par le poète, aux rosa punicea et centifolia. Virgile n'a pas prétendu, dans ses vers, faire aucune désignation particulière; et, comme chez nos poètes, le mot rosa s'entend dans les vers latins de toutes les espèces qui méritent l'honneur de la culture.

Rubus frutico

Rosmarinus officina

RUBUS asper, horrens. Ecl. 11, 89. Georg. 111, 315.
La ronce. Famille des rosacées.

sus, Linn. Quoiqu'il paraisse naturel de désigner pour la ronce l'espèce dont nous donnons plus haut le nom, cependant il est nécessaire de faire remarquer que les Rubus tomentosus et coryfolius sont également communes en Italie.

RUMEX fecundus. Mor. 72.- Rumex Acetosa, Linn. L'oseille. Famille des polygonées.

L'oseille, que les gens du monde n'ont vue que dans les potagers, croît spontanément dans toute l'Europe. Elle a une végétation luxuriante que l'épithète de fecundus exprime fort exactement.

Ruscus asper, horridus. Ecl. vII, 42. Georg. II, 413. leatus, Linn. - Le petit houx. Famille des asparagées.

Ruscus acu

Quelques critiques ont prétendu que ce ruscus ne pouvait être rapporté à notre petit houx, les dimensions de ses tiges étant trop exiguës pour qu'elles pussent servir d'échalas. On sait, en effet, qu'en Italie on cultive la vigne en hautain. Quelque spécieuse que soit cette critique, il est néanmoins certain que les Latins donnaient le nom de ruscus, et les Grecs celui de umupoívn, à notre petit houx; et le vers 413 du livre II des Géorgiques, qui précise l'usage des rameaux de cet arbuste, a un sens trop clair pour admettre aucune controverse.

RUTA rigens. Mor. 89. — Ruta graveolens, Linn. · La rue à odeur forte. Famille des rutacées.

La rue était une plante condimentaire chez les Romains; elle est seulc

ment pour nous une plante médicinale. Elle ne croît pas spontanément dans le royaume de Naples, mais on l'y cultive de temps immémorial. L'épithète rigens, mise en opposition avec celle de gracilis, s'entend de la raideur des tiges. Quiconque a vu la rue sera forcé de convenir que cette épithète est pleine de justesse

Juniperus sabina, Linn. La sabine ou savine.

SABINA. Cul. 403.
Famille des conifères.

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La sabine était plus estimée des Latins que de nous, qui la rangeons parmi les plantes à odcur fétide. Elle croît spontanément en Grèce. SALICTUM. Ecl. 1, 55. Georg. II, 13, 415.

SALIGNUS. Voyez SALIX.

SALIUNCA humilis. Ecl. v, 17. — Valeriana Saliunca, DC. celtique. Famille des valérianées.

C'est là une des plantes des anciens les plus controversées par les commentateurs. On a désigné successivement un grand nombre de plantes; mais aucune ne paraît plus satisfaisante que la valériane celtique. On peut comparer le texte de Pline (xx1, 7 et 20), et l'on y verra que la description donnée par lui de la saliunca se rapporte exactement à notre plante. M. Paulet a cherché à établir que la saliunca de Virgile était le Lavandula stoechas, Linn., mais il se base uniquement sur le nom italien Saliunga; ce qui ne nous paraît pas être un motif suffisant pour adopter cette opinion. D'ailleurs, nous doutons que le mot saliunga soit bien italien, car il ne se trouve dans aucun dictionnaire.

Le nard

"

SALIX lenta, - aınara, - glauca. Ecl. 1, 79; 111, 83, 65; x, 40. Georg. 11, 110, 434, 446; 111, 175; Iv, 26, 182.- Salix.... Les saules. Famille des amentacées.

SCILLA. Georg. II, 415. - Scilla maritima, Lino.-
Famille des asphodèles.

Le genre salix est nombreux en espèces : c'est surtout de celles qui s'élèvent peu que Virgile entend parler ici. Les épithètes de lenta et de glauca sont justes, celle d'amara ne l'est pas moins. Cette saveur, due à un principe particulier nommé salicine, révèle des propriétés médicinales actives que les modernes ont mises à profit.

La scille maritime.

Thymus Serpyl

SERPILLUM late olens. Ecl. 11, 11. Georg. iv, 31. lum, Linn. Le serpollet. Famille des labiées. SILER molle. Georg. II, 12. Salix.... soit le Salix caprea, Linn.; soit le Salix vitellina ejusd. · Le saule marceau ou le saule osier. Famille des amentacées.

Suivant Anguillara, le siler de Pline, qui sans doute est la même plante que le siler de Virgile, doit être rapporté au Salix caprea. Nous avons désigné, dans un autre ouvrage, le Salix viteliina. Il est assez difficile de

se prononcer entre ces deux plantes; mais il s'agit bien évidemment ici d'un salix, et non pas du Vaccinium Oxycoccos, L., désignation bizarre faite par un commentateur peu sagace. On peut voir, dans les Commentaires du Pline de cette Collection, la note 173 du livre xvi, où nous traitons cette question avec l'étendue dont elle est susceptible. On peut consulter aussi la Flore de Virgile des Classiques Latins de Lemaire, page 153. Siser Sisarum, Linn. Le chervi. Famille des om

SISER. Mor. 73. · bellifères.

On peut croire que ce siser est notre chervi; pourtant la question est loin d'être parfaitement éclaircie. Quelques scholiastes ont proposé de substituer au mot siser le mot cicer. Si cette correction était adoptée, toute discussion deviendrait désormais superflue, le cicer des anciens étant bien notre Cicer arietinum. Voyez, sur le siser, la note 155 du livre xix des Commentaires du Pline de cette Collection. SORBUM acidum. Georg. III, 380. Sorbus domestica, Linn. du sorbier, la sorbe. Famille des rosacées. C'est le fruit de notre sorbier connu sous le nom de sorbe; il jouit encore de quelque estime parmi les modernes.

L'épithète acidum ne s'applique pas, comme on peut le voir par le sens du vers, au fruit, mais bien à la liqueur qu'on peut en retirer. SPINUS. Georg. IV, 145.- Prunus spinosa, Linn.

Le prunier épineux.

Famille des rosacées.

. Le fruit

Par le mot spinus, le poète pourrait fort bien vouloir parler de plusieurs arbustes épineux, soit du Prunus spinosa de Linné, soit du Cratagus Oxyacantha du même auteur.

STYRAX. Cir. 167. — Styrax officinale, Linn.- Le styrax ou aliboufier. Famille des diopyrées.

Les mots styrax et storax sont synonymes, tous les deux venant du grec σrúpa cependant on donne ce nom, dans nos officines, à deux baumes provenant d'arbres différens. Le sty raz de Virgile et des auteurs latins provient de l'arbre dont nous avons donné plus hant la synonymie. Pline dit que le meilleur styrax vient de Syrie et de Cilicie; il regarde celui de Crète comme inférieur en qualité à ces deux-ci. Pourtant Virgile, en accordant à ce dernier une place dans ses vers, semble lui avoir donné la prééminence sur les deux autres.

Taxus

TAXUS cyrnæa, - nocens, - arcubus idonea, - frigida. Georg. 11, 113, 257, 448; iv, 47. Æneid. 1x, 30. Σμίλος, σμίλαξ, τάξος, Gracor baccata, Linn., Sp. pl. 1472. - L'if qui porte des baies. L'if, ainsi que le dit Virgile, aime les lieux froids et battus des vents. Il abonde en Corse, n'est pas rare en Grèce, et couvre certaines parties boisées de la Pouille et de la Calabre. Nous l'avons cueilli dans le Jura. Les propriétés toxiques de l'if et de ses baies sont fort controversées :

Théophraste (III, 10) assure que les chevaux qui mangent les feuilles de l'if meurent, mais que les ruminans les digèrent sans danger; pourtant M. Tenore nous écrit que les moutons qui paissent les jeunes pousses de l'if périssent bientôt. Le philosophe d'Érèse soutient que les baies de l'if peuvent être impunément mangées par l'homme; M. le baron Percy les dit seulement purgatives. Cf. PLINE, Comm. sur le livre xv, 20, note 99, édit. Panckoucke.

TEREBINTHUS oricia. Æneid. 136.
X,
Le térébinthe. Famille des térébinthacées.

Terebinthus vulgaris, Clus.

Le térébinthe est un arbre très-commun dans les parties méridionales de l'Europe, en Espagne, en Italie et en Grèce. Belon dit l'avoir observé dans les environs de Jérusalem; Hasselquitz l'a vu sur le mont des Oliviers; Virgile témoigne qu'il était très-commun dans l'Épire, et notam

ment à Oricium.

THUREA VIRGA. Georg. II, 117.

Ce n'est pas le produit, mais l'arbre qui fournit l'encens, que vent désigner Virgile sous le nom de thurea virga.

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THUS panchæum, arenosum masculum, - sabaïcum. Ecl. VIII, 65. Georg. 1, 57; 11, 139. Æneid. 1, 417; XI, 481. Cul. 86, 403. Catal. VI, 5.

L'encens mâle ou oliban est attribué à des plantes différentes, suivant les pays qui le fournissent : celui qui vient de l'Inde découle du Boswellia thurifera, Roxb.; celui qui vient d'Arabie était attribué tantôt au Juniperus Lycia, tantôt au Juniperus thurifera. Voyez sur l'encens la note 71 du livre x11 du Pline des Classiques Latins.

Satureia Thymbra, Linn.

TYMBRA graviter spirans. Georg. Iv, 31. - Famille des labiées.

C'est à ce genre de labiée que Lyngbye rapporte la fameuse hyssope de Salomon; mais cette désignation n'offre pas plus de probabilité que celles qui ont indiqué l'origan, la menthe, la sarriette, le capillaire, le gymnostome tronqué, etc. La désignation que nous donnons en tête de cette courte note n'est pas elle-même exempte d'incertitudes. Voyez, sur cette question, la note 113 du livre xxv des Commentaires du Pline de cette Collection.

THYMUM SEU THYмUS byblæus, - Cecropius. Ecl. vii, 37. Georg. iv, 112, 169, 181, 241, 270, 304. Æneid. 1, 436. Satureia capitata, Linn.

La sarriette en tête. Famille des labiées.

Il est extraordinaire qu'une plante aussi célèbre laisse autant de doute sur sa détermination. Le úμov des Grecs n'est certainement pas la même plante que celle connue des modernes sous le nom de thym. Cette dernière labiée est bien plus rare dans les régions inéridionales qu'on ne le pense généralement.

TILIA lævis, levis, - pinguis. Georg. 1, 173; 11, 449; IV, 141, 183. — Tilia microphylla, DC. labiées.

Le tilleul à petites feuilles. Famille des

Le tilleul à petites feuilles a été trouvé fréquemment dans presque tous les bois de l'Europe. Les modernes l'employaient moins fréquemment que les anciens à la construction des instrumens aratoires; néanmoins il jouit encore de quelque estime parmi nous.

TRIBULUS asper. Georg. 1, 153; 111, 385. — Tribulus terrestris, Linn. La tribule croix-de-Malte. Famille des rutacées.

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Cette plante est très-commune dans le royaume de Naples. Elle est épineuse, et blesse la main qui veut la toucher.

ULMUS flexilis, opaca, - ingens, - frondescens, - aeria, - alta. Ecl. 1, 59; II, 70; v, 3; x, 67. Georg. 1, 170; 11, 26, 221 361, 367, 446, 530, et aliis locis. · Ulmus campestris, Linn. - L'orme champêtre. Famille

des amentacées.

L'orme est très-commun dans le royaume de Naples: il est douteux qu'il soit originaire de l'Europe centrale; mais il y est acclimaté depuis si long-temps, qu'il y a acquis droit de cité.

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Les épithètes données ici par le poète ne peuvent faire naître aucune remarque importante. Flexilis s'entend des rameaux, et non du tronc, qui est fort raide. Il mérite d'être qualifié d'alta, d'ingens, d'aeria, etc.; et ses feuilles, d'un vert très-foncé, donnent à son ombre quelque chose de sombre que l'adjectif opaca rend avec beaucoup de justesse. ULVA palustris (vesca). Georg. 111, 174. Festuca fluitans, Linn. fétuque flottante. Famille des graminées. (Excl. synonym.) Nous avons donné sur l'ulva (Flore de Virgile des Classiques Latins de Lemaire) une longue note dans laquelle nous avons cherché à établir que l'Ulva palustris était la Festuca fluitans, plante commune dans l'Italie méridionale. Nous nous étions aidés dans ce travail d'un mémoire de M. Thiébaut de Berneaud; ce commentateur ayant basé son opinion sur des citations inventées à plaisir, afin de donner plus de probabilité à son opinion, il en résulte que notre désignation devient douteuse. Il est difficile de comprendre comment un écrivain peut s'oublier au point d'altérer les textes et de créer des noms de plantes qui n'existent nullement dans les auteurs. Heureusement, de pareils exemples sont rares; mais, quelque répugnance que l'on ait à les signaler, c'est un devoir auquel tout homme d'honneur ne peut se refuser. Cf. PLINE, édit. Panckoucke, livre XVIII, note 155.

ULVA viridis, glauca. Ecl. vIII, 87. Æneid. 11, 135; v1, 415. — Diverses plantes rejetées sur les rivages.

VACCINIUM nigrum. Ecl. 11, 18; x, 39. Vaccinium Myrtillus, Linn. Le myrtille ou airelle. Famille des éricacées.

La

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