Œuvres complètes de J. Delille

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Firmin Didot frères, 1865 - 914 pages
 

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Popular passages

Page 16 - J'aime à mêler mon deuil au deuil de la nature ; De ces bois desséchés, de ces rameaux flétris. Seul, errant, je me plais à fouler les débris. Ils sont passés les jours d'ivresse et de folie : Viens, je me livre à toi, tendre mélancolie ; Viens, non le front chargé de nuages affreux Dont marche enveloppé le chagrin ténébreux.
Page 199 - Un jour le laboureur, dans ces mêmes sillons Où dorment les débris de tant de bataillons, Heurtant avec le soc leur antique dépouille, Trouvera, plein d'effroi, des dards rongés de rouille, Verra de vieux tombeaux sous ses pas s'écrouler, Et des soldats romains les ossements rouler.
Page 37 - Ce poème est divisé en quatre chants, qui, tous relatifs aux jouissances champêtres, ont pourtant chacun leur objet particulier. Dans le premier, c'est le sage qui, avec des sens plus délicats, des yeux plus exercés que le vulgaire, parcourt dans leurs innombrables variétés les riches décorations des scènes champêtres, et multiplie ses jouissances en multipliant ses sensations ; qui, sachant se rendre heureux dans son habitation champêtre, travaille à répandre autour de lui son bonheur,...
Page 268 - Laurent, serrez ma haire avec ma discipline, Et priez que toujours le ciel vous illumine. Si l'on vient pour me voir, je vais aux prisonniers Des aumônes que j'ai partager les deniers.
Page 365 - ... le chien, fidèle à l'homme, conservera toujours une portion de l'empire, un degré de supériorité sur les autres animaux ; il leur commande, il règne lui-même à la tête d'un troupeau, il s'y fait mieux entendre que la voix du berger ; la sûreté, l'ordre et la discipline sont le fruit de sa vigilance...
Page 12 - C'est le jardin d'Alcine, ou plutôt d'un héros, Noble dans sa retraite, et grand dans son repos, Qui cherche encore à vaincre, à dompter des obstacles . Et ne marche jamais qu'entouré de miracles. Voyez-vous et les eaux , et la terre et les bois , Subjugués à leur tour, obéir à...
Page 181 - Nous avons beau enfler nos conceptions au delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses. C'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part.
Page 256 - Il y avait un homme qui, à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les mathématiques; qui, à seize, avait fait le plus savant traité des coniques qu'on eût vu depuis l'antiquité; qui, à dix-neuf, réduisit en machine une science qui existe tout entière dans l'entendement; qui, à vingt-trois...
Page 44 - Fidèle à son eglise , et cher à son troupeau , Le vrai pasteur ressemble à cet antique ormeau Qui , des jeux du village ancien dépositaire, Leur a prêté cent ans son ombre héréditaire , Et dont les verts rameaux, de l'âge triomphants, Ont vu mourir le père et naître les enfants.
Page 140 - II ne voit que la nuit, n'entend que le silence ? Et le silence ajoute encore à sa terreur. Alors, de son destin sentant toute l'horreur, Son cœur tumultueux roule de rêve en rêve; II se lève...

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