Œuvres politiques et littéraires d'Armand Carrel: mises en ordre, annotées et précédées d'une notice biographique sur l'auteur, Volume 5

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F. Chamerot, 1859 - France
 

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Page 264 - Cette obscure clarté qui tombe des étoiles Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles; L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort Les Maures et la mer montent jusques au port.
Page 127 - ... n'entraînent point avec elles toutes les intelligences ; elles ne « domptent point tous les caractères avec une égale facilité, elles « ne prennent pas même soin de tous les intérêts; c'est ce qu'il « faut comprendre , et pardonner quelque chose aux protestations « qui s'élèvent en faveur du passé. Quand une époque est finie, « le moule est brisé, et il suffit à la Providence qu'il ne se puisse « refaire; mais des débris restés à terre, il en est quelquefois
Page 461 - ... quand il saura lire, au pauvre à qui la parole est portée chaque jour par la presse, de ville en ville, de village en village, essayez de persuader à ce pauvre, possédant les mêmes lumières et la même intelligence que vous, qu'il doit se soumettre à toutes les privations, tandis que tel homme, son voisin, a, sans travail, mille...
Page 134 - ... qui changent, se compliquent sans cesse, les combiner au milieu du froid, du chaud, de la faim et des boulets. Tandis que vous pensez à tant de choses, le canon gronde, votre tête est menacée ; mais ce qui est pire, des milliers d'hommes vous regardent, cherchent dans vos traits l'espérance de leur salut. Plus loin , derrière eux , est la patrie avec des lauriers ou des cyprès ; et toutes ces images, il faut les chasser, il faut penser, penser vite, car une minute de plus, et la combinaison...
Page 214 - Bonhomme en vérité ! j'ai peur qu'il ne s'abuse , me croyant fait pour imiter Socrate jusqu'au bout. Non, détournez « calice; la ciguë est amère, et le monde, de soi, se convertit assez sans que je m'en mêle, chétif. Je serais la mouche du coche, qui se passera bien de mon bourdonnement. Il va, mes chers amis, et ne cesse d'aller. Si sa marche nous paraît lente, c'est que nous vivons un instant. Mais que de chemin il a fait depuis cinq ou six siècles! A cette heure, en plaine roulant, rien...
Page 442 - N'ôtez point aux citoyens ce qui leur est le plus nécessaire, la satisfaction de présenter à la République le denier de la veuve. Bien loin d'écrire dans la Constitution une distinction odieuse, il faut au contraire y consacrer l'honorable obligation pour tout citoyen de payer ses contributions.
Page 423 - L'opulence est dans les mains d'un assez grand nombre d'ennemis de la révolution; les besoins mettent le peuple, qui travaille > dans la dépendance de ses ennemis. Concevez-vous qu'un empire puisse exister, .si les rapports civils aboutissent à ceux qui sont contraires à la forme du gouvernement?
Page 461 - ... globe à l'autre avec la rapidité de l'éclair, mais encore les idées. Quand les barrières fiscales et commerciales auront été abolies entre les divers États, comme elles le sont déjà entre les provinces d'un même État...
Page 214 - coche, qui se passera bien de mon bourdonnement; « il va , mes chers amis, et ne cesse d'aller. Si sa marche « nous paraît lente, c'est que nous vivons un instant; « mais que de chemin il a fait depuis cinq ou six siècles ! « à cette heure , en plaine roulant , rien ne le peut plus
Page 293 - Fleur d'Agathon, où les noms et les choses étaient de pure invention, aussi bien qu'en la comédie ; mais les grands sujets qui remuent fortement les passions et en opposent l'impétuosité aux lois du devoir ou aux tendresses du sang, doivent toujours aller audelà du vraisemblable, et ne trouveraient aucune croyance parmi les auditeurs s'ils n'étaient soutenus, ou...

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