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commence une nouvelle période de son existence. It se détache de la nature dan9 laquelle il était confondu jusqu'alors; il se distingue de» êtres qui l'entourent. L'objet qui lui échappe par son éloigne»ment, ou le repousse par sa résistance, lia parole de défense qui s'oppose à sa volonté, déterminent en lui le sentiment du moi et du non moi; et l'opposition' du dehors le refoulant sur lui-même , et le portant à réfléchir et à se réfléchir, il acquiert la conscience de sa personnalité.

Que de progrès dans l'enfant dès que la conscience de son existence est posée!.... Il établit des relations de lui aux objets , et des objets à lui et entre eux; et, pour les exprimer , il s'efforce de lier les mots que jusque là il prononçait isolément. Il conçoit, ou plutôt il pressent le sens du -verbe ; .... il sent qu'il est en face d'un monde d'objets , et qu'un monde d'objets existe en face de lui. C'est alors qu'il devient capable de la lecture et de l'écriture; puis de l'enseignement de la grammaire , qui lui apprend à faire avec connaissance ce qu'il faisait d'abord par imitation; et enfin de l'étude des langues , qui devient plus étendue et plus approfondie à mesure que la mémoire se forme , que l'entendement s'élargit, que la raison devient plus active et plus forte.

L'enfant arrive à l'adolescence: autre période de sa vie. Des besoins nouveaux réclament une nourriture analogue , et de là de nouveaux objets d'étude et d'instruction.

Le corps approche du terme de sa croissance, le sang a plus de chaleur et de mouvement, les sens sont plus irritables; et l'homme qui sera bientôt apte à se reproduire , commence à sentir la surabondance de la vie.

L'esprit ne veut plus seulement des amusemens et des distractions;.sa curiosité est moins superficielle5 les sensations grossières des appétits ne lai suffirent p'us.... un sens nouveau se réveille: c'est legtûtile la beauté, qui lui promet tles jouissances plus près et plus délicates. Les études de mémoire lui pui"aisscnt alors seelics et mortes; il lui faut des tableaux rivants, du mouvement, du sentiment, de la vie- Le règne de l'imagination commence.

Comment décrire l'exaltation de l'adolescence, cet état romantique que tout homme éprouve plus ou moins, suivant la pureté de son ame ? c'est la fleur de la vie; et, comme toutes les fleurs, elle ne dure qu'un moment ; mais sa douce odeur se conserve dans le souvenir , et elle réjouit encore de son parfum la saison glacée de la vie.

Le jeune homme éprouve des émotions toutes nouvelles , des désirs doiit il ne connait ni la source ni l'objet. ITn besoin vague de quelque cliosep\us «jue encore l'agile; ses pensées prennent mie direction mystérieuse , et je ne sais quelle ieînte indécise et mélancolique. Les plaisirs bruyans ne l'attirent plus comme autrefois; il aime à rentrer en lui-même, à se recueillir; il réfléchit, imagine, rêve; et, surr ris dans sa rêverie, interrogé sur ce qui l'occupe, il ne fait que répondre: il s'ignore lui-même, et ce qui se pusse eu lui. Plus d'une fois il fait effort jour seietirer d'un état qui l'étonné et lui parait r.n dat de langueur. Il veut retourner à ses jeux, à ses études accoutumées; mais il n'y retrouve plus le nitme charme , et les uns et les autres lui paraissent fades et arides. Que faire ?.... Le sait-il?.... Il se laisse aller sans goût ni interêt au cours ordinaire de la vie qui lui semble monotone et vulgaire; mais quand il peut trouver la solilude et le silence, il retombe bientôt dans le monde qu'il s'est créé lui-même ou qu'il imapiue. La nature surtout l'attire avec forée: il aime à être seul en face d'elle, au milieu delk, commence une nouvelle période de son existence. 11 se détache de la nature dans laquelle il était confondu jusqu'alors; il se distingue des êtres qui l'entourent. L'objet qui lui échappe par son éloignemeut, ou le repousse par sa résistance, la parole de défense qui s'oppose à sa volonté, déterminent en lui le sentiment du moi et du non moi; et l'opposition du dehors le refoulant .sur lui-même , et le portant à réfléchir et à se réfléchir, il acquiert la conscience de sa personnalité.

Que de progrès dans l'enfant dès que la conscience

de son existence est posée! Il établit des relations

de lui aux objets , et des objets à lui et entre eux j et, pour les exprimer , il s'efforce de lier les mots que jusque là il prononçait isolément. Il conçoit, ou plutôt il presse le sens du verbe;.... il sent qu'il est en face d'un monde d'objets , et qu'un monde d'objets existe en face de lui. C'est alors qu'il devient capable de la lecture et de l'écriture; puis de l'enseignement de la grammaire , qui lui apprend à faire avec connaissance ce qu'il faisait d'abord par imitation; et enfin de l'étude des langues , qui devient plus étendue et plus approfondie à mesure que la mémoire se forme , que l'entendement s'élargit, que la raison devient plus active et plus forte.

L'enfant arrive à l'adolescence: autre période de sa vie. Des besoins nouveaux réclament une nourriture analogue , et de là de nouveaux objets d'étude et d'instruction.

Le corps approche du terme de sa croissance, le sang a plus de chaleur et de mouvement, les sens sont plus irritables; et l'homme qui sera bientôt apte à se reproduire , commence à sentir la surabondance de la vie.

L'esprit ne veut plus seulement des amusemens et des distractions; sa curiosité est inoin^uperficielle; les sensations grossières des appétits ne lui suffisent plus.... un sens nouveau se réveille: c'est le goût de la beauté, qui lui promet des jouissances plus pures et plus délicates. Les études de mémoire lui paraissent alors sèches et mortes; il lui faut des tableaux virants, du mouvement, du sentiment, de la vie- Le règne de l'imagination commence.

Comment décrire l'exaltation de l'adolescence, cet état romantique que tout bomme éprouve plus oumoins, suivant la pureté de son ame ? c'est la fleur de la vie; et, comme toutes les fleurs, eue ne dure qu'un moment ; mais sa douce odeur se conserve dans le souvenir , et elle réjouit encore de son parfum la saison glacée de la vie.

Le jeune bomme éprouve des émotions toutes nouvelles , des désirs dont il ne connaît ni la source ni l'objet. Un besoin vague de quelque chose plus vague encore l'agite ; ses pensées prennent une direction mystérieuse , et je ne sais quelle teinte indécise et mélancolique. Les plaisirs brjiyans ne l'attirent plus comme autrefois; il aime à rentrer en lui-même, à se recueillir; il réfléchit, iniagine, rêve; et, surpris dans sa rêverie, interrogé sur ce qui l'occupe, il ne sait y^ue répondre: il s'ignore lui-même, et ce qui se passe en lui. Plus d'une fois il fait effort pour se retirer d'un état qui l'étonné et lui paraît un état de langueur. Il veut retourner à ses jeux, à ses études accoutumées; mais il n'y retrouve plus le même charme, et les uns et les aulres lui paraissent fades et arides. Que feire ?,-.. Le sait-il?.... II se laisse aller sans goût ni. intérêt au cours ordinaire de la vie qui lui semble monotone et vulgaire; mais quand il peut trouver la solitude et le silence, il retombe bientôt dans le monde qu'il s'est créé lui-même oa qu'il imagine- La nature surtout l'attire avec force: U aime à être seul en face d'elle, au milieu d'elle..

CATALOGUE

Des Ouvrages adresses à la Société, depuis sa séance publique de i8a3.

Mémoires de la Société royale et centrale d'Agriculture, pour 1822. Tom. 2, in-8.° —* Paris , M.TM0 Huzard.

Traité sur la Laine et les Moutons , par MM. Per* rault-Dejotemps, Fabry et Girod; in-8°.

Description des Machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention dont la durée est expirée, in-4°, tom. 6 et toni. 7, avec planches.

Résumé des Expériences faites pour constater la bonté du procédé de M. le Çopite Dpj'ean, pour la conservation des crains et farines.,

Rapport de M. Hericart de Thury, sur le procédé de M. Brard, pour reconnaître immédiatement les pierres qui ne peuvent point résister à la gelée, etc., in-4-°

Recherches sur les différentes races de Bétes à laine de la Grande-Bretagne; par M. le Baron MortemartBoisse.

- Bulletin d'Industrie agricole et manufacturière , public par la Société d'Agriculture et du Commerçai de la Loire, section de Saint-Etienne (1824).

Journal des Propriétaires ruraux , pour le midi de la France, rédigé par des membres de la Société royale d'Agriculture de Toulouse (un seul numéro ) , ( juin 1824 )•

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