Oeuvres de Fénelon, Volume 1

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L. Tenré [et] Boiste fils ainé, 1822
 

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Page 213 - En pensant bien, il parle souvent mal; il se sert des phrases les plus forcées et les moins naturelles. Térence dit en quatre mots, avec la plus élégante simplicité, ce que celuici ne dit qu'avec une multitude de métaphores qui approchent du galimatias.
Page 199 - Notre langue manque d'un grand nombre de mots et de phrases ; il me semble même qu'on l'a gênée et appauvrie, depuis environ cent ans , en voulant la purifier.
Page 175 - Tel est cet homme, l'horreur de tous les siècles, avec lequel vous comparez votre confrère, ce cher ami de toute la vie que vous portez dans vos entrailles; et vous trouvez mauvais qu'il se plaigne d'une telle comparaison. .Non, monseigneur, je ne m'en plaindrai plus ; je n'en serai affligé que pour vous. Et qui est-ce qui est à plaindre, sinon celui qui se fait tant de mal à soi-même , en accusant son confrère sans preuve? Dites que vous n'êtespoint mon accusateur*, en me comparant à Montan.
Page 276 - Le public vous aime encore assez , pour désirer un coup qui vous relève; mais, si ce coup manque, vous tomberez bien bas. La chose est dans vos mains. Pardon , monseigneur , j'écris en fou ; mais ma folie vient d'un excès de zèle. Dans le besoin le plus pressant, je ne puis que prier, et c'est ce que je fais sans cesse.
Page 45 - Vous regarderiez comme un insensé celui qui prétendrait se faire un mérite de ce que la pluie du ciel a fertilisé sa moisson, sans arroser celle de son voisin. Vous ne seriez pas plus sage, si vous vouliez tirer vanité de votre naissance, qui n'ajoute rien à votre mérite personnel. Vous ne sauriez douter que je suis audessus de vous par les lumières et les connaissances. Vous ne savez que ce que je vous ai appris ; et ce que je vous ai appris n'est rien, comparé à ce qu'il me resterait...
Page 236 - ... par vos malheurs au lieu d'en être refroidie. Je pense, avec un vrai plaisir, au temps où je pourrai vous revoir, mais je crains que ce temps ne soit encore bien loin. Il faut s'en remettre à la volonté de Dieu, de la miséricorde duquel je reçois toujours de nouvelles grâces. Je lui ai été plusieurs fois bien...
Page 73 - Qu'on étudie le monde tant qu'on voudra ; qu'on descende au dernier détail; qu'on fasse l'anatomie du plus vil animal; qu'on regarde de près le moindre grain de blé semé dans la terre, et la manière dont ce germe se multiplie; qu'on observe attentivement les précautions avec lesquelles un bouton de...
Page 241 - Je ne puis me sentir si près de vous sans vous en témoigner ma joie et en même temps celle que me cause la permission que le Roi m'a donnée de vous voir en passant. Il ya mis néanmoins la condition de...
Page 154 - L'on voit suivre après comme un second temps, que j'appelle de tentation : les cabales, les factions, se remuent; les passions, les intérêts, partagent le monde; de grands corps, de grandes puissances, s'émeuvent; l'éloquence éblouit les simples; la dialectique leur tend des lacets; une métaphysique outrée jette les esprits dans des pays inconnus: plusieurs ne savent plus ce qu'ils croient; et tenant tout dans l'indifférence, sans entendre, sans discerner, ils prennent parti par humeur.
Page 271 - ... plus dangereux et plus déshonorant pour un prince, qu'un gouvernement de pure autorité, sans l'adoucissement de l'estime, de la confiance et de l'affection réciproque. Il est donc capital, même selon Dieu, que les grands princes s'appliquent sans relâche à se faire aimer et estimer, non par une recherche de vaine complaisance, mais par fidélité à Dieu dont ils doivent représenter la bonté sur la terre. Si cette attention leur coûte, il faut qu'ils la regardent comme leur premier devoir,...

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