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Cu. XXI. Découverte de deux noua

veaux mondes. Etat de

ľEurope à cet égard. 346 CH. XXII. Des richesses que l'Espa

gne tira de l'Amérique,

. ' ' Die 353 CH. XXIII. Probleme.

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gne tira de

Fin de la Table du Tome second..

DE L'ESPRIT

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LIVRE XIII. Des rapports que la levée des tributs

& la grandeur des revenus publics ont avec la liberté.

CHAPITRE PREMIER.

Des revenus de l'Etat.

ES revenus de l'état font une 4 portion que chaque citoyen 2 donne de son bien, pour

avoir la fureté de l'autre, ou pour en jouir agréablement.

Pour bien fixer ces REVENUS, il faut avoir égard &'aux nécessités de

Tome II.

J'état, & aux nécessités des citoyens. Il ne faut point prendre au peuple sur fes besoins réels, pour des besoins de l'état imaginaires.

Les besoins imaginaires sont ce que demandent les paffions & les foiblesses de ceux qui gouvernent, le charme d'un projet extraordinaire, l'envie malade d'une vaine gloire, & une certaine impuissance d'esprit contre les fantaisies. Souvent ceux qui avec un esprit inquiet étoient sous le prince à la tête des affaires, ont pensé que les besoins de l'état étoient les besoins de leurs petites ames,

Il n'y a rien que la sagesse & la prudence doivent plus régler , que cette portion qu'on ôte , & cette portion qu'on laiffe aux sujets.

Ce n'est point à ce que le peuple peut donner, qu'il faut mesurer les revenus publics, mais à ce qu'il doit done ner: Et si on les mesure à ce qu'il peut donner, il faut que ce foit du moins de ce qu'il peut toujours donner.

CHAPITRE II. Que c'est mal raisonner , de dire que la

grandeur des tributs foie bonne par eller même.. n Nayu dans certaines monarchies.

que de petits pays, exempts de tributs, étoient aussi misérables que les lieux qui tout autour en étoient accablés. La principale raison est, que le petit état entouré ne peut avoir d'indus trie , d'arts, ni de manufactures , parce qu'à cet égard il est gêné de mille manieres par le grand état dans lequel il est enclavé. Le grand état qui l'entoure, a l'industrie, les manufactures & les arts; & il fait des réglemens qui lui en procurent tous les avantages. Le petit état devient donc nécessairement pauvre, quelque peu d'impôts qu'on y leve. . On a pourtant conclu de la pauvreté de ces petits pays, que, pour que le peuple fût industrieux , il falloit des charges pesantes. On auroit mieux fait d'en conclure qu'il n'en faut pas. Ce sont tous les misérables des environs qui se retirent dans ces lieux-là, pour ne rien

faire : déjà découragés par l'accablement du travail , ils font consister toute leur félicité dans leur paresse.

L'effet des richesses d'un pays, c'est de mettre de l'ambition dans tous les cours. L'effet de la pauvreté, est d'y faire naître le désespoir. La premiere s'irrite par le travail, l'autre se console par la paresse.

La nature est juste envers les hommes, elle les récompense de leurs peines; elle les rend laborieux, parce qu'à de plus grands travaux elle attache de plus grandes récompenses. Mais si un pouvoir arbitraire ôte les récompenses de la nature, on reprend le dégoût pour le travail, & l'inaction paroît être le seul bien.

CHAPITRE II 1. Des tributs, dans les pays une partie du

peuple est esclave de la glebe. T'ESCLAVAGE de la glebe s'établit I quelquefois après une conquête. Dans ce cas, l'esclave qui cultive doit être le colon-partiaire du maître. Il n'y a qu'une société de perte & de gain qui

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