Le Conservateur, Volume 6

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Le Normant
Le Normant fils, 1820 - France
 

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Popular passages

Page 631 - Il ya deux moyens de produire des révolutions : c'est de trop abonder dans le sens d'une institution nouvelle , ou de trop y résister. En cédant à l'impulsion populaire on arrive à l'anarchie, aux crimes qui en sont la suite, au despotisme qui en est le châtiment. En voulant trop se roidir contre l'esprit d'un siècle, on peut également tout briser, marcher par une autre voie à la confusion, et puis à la tyrannie.
Page 511 - Parcourir au hasard les cieux épouvantés; Quand j'entendrais gémir et se briser la terre ; Quand je verrais son globe errant et solitaire, Flottant loin des soleils, pleurant l'homme détruit. Se perdre dans les champs de l'éternelle nuit ; Et quand, dernier témoin de...
Page 90 - ... ceux qui ne pourront pas justifier, de la manière prescrite par la loi du 21 mars dernier, de leurs moyens d'exister et de l'acquit de leurs devoirs civiques ; 3° ceux à qui il a. été refusé des certificats de civisme ; 4°...
Page 90 - ... les fonctionnaires publics suspendus ou destitués de leurs fonctions par la Convention nationale ou par ses commissaires, et non réintégrés; 5° ceux des ci-devant nobles, ensemble les maris, femmes, pères, mères, fils ou filles, frères ou sœurs, et agents d'émigrés, qui n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la révolution ; 6°...
Page 3 - Mais si le législateur, se trompant dans son objet, prend un principe différent de celui qui naît de la nature des choses...
Page 167 - Dieu; je demande pour cela de pouvoir voir librement la personne que j'indiquerai aux commissaires de la Commune, et que cette personne soit à l'abri de toute crainte et de toute inquiétude pour cet acte de charité qu'elle remplira auprès de moi. « Je demande d'être délivré de la surveillance perpétuelle que le conseil général a établie depuis quelques jours.
Page 383 - ... armés pour réprimer les délits de la presse; ceux qui ont favorisé toutes les fausses doctrines; ceux qui ont récompensé la trahison et puni la fidélité; ceux qui ont livré les emplois aux ennemis des Bourbons et aux créatures de...
Page 511 - M. de la Martine est une preuve de plus à quel point se lient les saines doctrines en religion, en politique et en littérature. Ses inspirations sont toutes dominées par le goût; ses Méditations, genre de poésie qui lui appartient, se prêtent à tous les sujets, sublimes ou tendres ; et il passe de l'un à l'autre avec une facilité prodigieuse. Ses stances sont pleines de mélancolie, ses épîlres d'élévation et de véritable philosophie, ses odes de feu et de verve.
Page 144 - Tout languit, tout expire : le mouvement cesse; quelque chose d'usé, une impuissance d'être se fait sentir. La religion, âme des institutions humaines, abandonne nos lois athées , nos mœurs perverties , notre politique révolutionnaire , et ne nous laisse en se retirant que le cadavre de la société. Et comment cette société ne se dissoudroitelle pas ? Jamais la vertu fut-elle exposée à une tentation plus rude?
Page 512 - L'arrachait aux champs paternels ; Et, sourd à la voix qui l'implore, II le jetait, tremblant encore, Jusques aux pieds des immortels. Ainsi quand tu fonds sur mon âme, Enthousiasme, aigle vainqueur, Au bruit de tes ailes de flamme Je frémis d'une sainte horreur ', Je me débats sous ta puissance, Je fuis, je crains que ta présence N'anéantisse un cœur mortel, Comme un feu que la foudre. allume, Qui ne s'éteint plus, et consume Le bûcher, le temple et l'autel.

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