Michael de Molinos: ein Bild aus der Kirchengeschichte des siebenzehnten Jahrhunderts

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Friedr. Andr. Perthes, 1855 - Quietism - 245 pages
 

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Page 41 - Si on doute du grand pouvoir de l'art du dialogue sur les hommes, on n'a qu'à se ressouvenir des profondes et dangereuses impressions, que les Lettres à un Provincial ont faites dans le public. L'auteur s'y est' servi du jeu du dialogue, pour donner au lecteur les préventions les plus sérieuses. Il donne à une erreur affreuse je ne sais quoi de touchant et de gracieux. Il écarte toutes les épines et sème son chemin de fleurs.
Page 22 - On peut, dis -je, séparer les autres erreurs du quiétisme , de ces abominables pratiques, et plusieurs en effet les en séparent. Or j'ai voulu attaquer le quiétisme par son endroit le plus spécieux , je veux dire par les spiritualités outrées , plutôt que par les grossièretés : par les principes qu'il avoue et qu'il étale en plein jour, et non pas par les endroits qu'il cache , qu'il enveloppe , et dont il a honte...
Page 80 - La Chaise, dont le règne a été le plus long, était un bon gentilhomme qui aimait à vivre en paix, et à y laisser...
Page 43 - C'était en 1598, que le jésuite Vasquez y avoit le premier introduit le probabilisme; et dès 1608 et 1609, les jésuites Comitolo et Ferdinand Rebellus l'attaquèrent avec la plus grande force : c'est même de Comitolo que Nicole emprunta, cinquante ans après, les principaux arguments dont il a fait usage dans les notes qu'il a ajoutées, sous le nom de Vendrock, aux Lettres provinciales.
Page 41 - L'auteur s'y est' servi du jeu du dialogue, pour donner au lecteur les préventions les plus sérieuses. Il donne à une erreur affreuse je ne sais quoi de touchant et de gracieux. Il écarte toutes les épines et sème son chemin de fleurs. Le venin coule de sa plume avec une douceur flatteuse qui enchante l'esprit. Faut-il que les cnfans de ténèbres soient plus ingénieux pour le mensonge , que les enfans de lumière ne le sont pour la vérité?
Page 28 - De là vient qu'on trouve même dans les ariens, dans les pélagiens, dans les eutyehiens, dans tous les autres hérétiques, des propositions ou échappées ou artificieuses, dans lesquelles ils semblent quitter leur erreur : à plus forte raison en doit-on trouver dans les nouveaux mystiques, où la teinture de la piété s'est encore plus conservée : la force de la vérité arrache toujours beaucoup de choses à ceux qui s'égarent, et il en faut dire quelquefois qui fassent passer les autres.
Page 205 - S. 51 (Erl.). sage devant Dieu. Mais supposé qu'il y ait des personnes trop simples, pour pouvoir recevoir des clartés bien nettes dans leur entendement par des voyes ordinaires, Dieu se contentera de leur bonne volonté. Car c'est assez que leur volonté se porte au véritable bien, c'est à dire à Dieu par l'ardeur d'un amour sincère.
Page 205 - Cette Contemplation relevée ne sçauroit estre autre chose à mon avis qu'un regard bien » clair de l'estre infiniment parfait. Mais à moins d'une grâce surnaturelle extraordinaire, et d'un ravissement semblable à celuy de S...
Page 42 - Le voilà ce système, plus honteux que celui des Epicuriens. Le voilà ce système tant vanté par les docteurs qui crient sans cesse contre la morale relâchée. Le voilà ce système dont les casuistes accusés des plus dangereux relâchemens auroient eu horreur.
Page 205 - Fidèles, et qui n'est pas nécessaire à la véritable pieté) je crois que cette profonde contemplation est elle mesme le résultat d'une véritable Méditation, qui se termine à la veue des beautés, et perfections de Dieu[,] d'où l'amour souverain d'amitié ne manque pas de naistre. Or il n'est...

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