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CHEZ GIGUET ET MICHAUD, IMP.-LIBRAIRES,
RUE DES BON-S-EN FANS,

NO. 6.

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L’ÉNÉIDE,

EN VERS FRANÇAIS.

LIBER TERTIUS.

terras

PostQuan res Asiæ Priamique evertere gentem Immeritam visum superis, ceciditque superbum Ilium, et omnis humo fumat Neptunia Troja; Diversa exsilia et desertas

quærere Auguriis agimur divùm ; classemque sub ipsa Antandro et Phrygiæ molimur montibus Idæ Incerti quò fata ferant, ubi sistere detur; Contrahimusque viros. Vix prima inceperat æstas, Et pater Anchises dare fatis vela jubebat ; Littora quum patriæ lacrymans portusque relinquo, Et campos ubi Troja fuit: feror exsul in altum Cum socüs, natoque , Penatibus, et magnis dis,

LIVRE TROISIÈME.

Et que,

Quand Troie eut succombé, quand le fer et les feuza -
Eurent détruit ces murs, condamnés par les dieux,

de ses grandeurs étonné de descendre ,
Le superbe Ilion fut caché sous la cendre,
Innocens et proscrits, pour fixer nos destins,
Il nous fallut chercher des rivages lointains.
Soumis aux lois du sort, aux oracles fidèle,
Sous les hauteurs d'Anlandre et du mont de Cybèle,
J'équipe des vaisseaux, incertain sur quel bord:
Von! nous guider les dieux, va nous jeter le sort.
L'été s'ouvroit à peine: à l'orageux Neptune
Mon père me pressoit de livrer ma fortune.
D'un peuple infortuné j'assemble les débris;
Les yeux en pleurs, je pars ; je fuis ces bords chéris,
Ces antiques remparts dont Vulcain fit sa proie,
Et les toits paternels, et les champs où fut Troie;

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