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du change, du paiement des dettes publiques , du prèt à intérêt , dont il fixe les loix & les limites , & qu'il ne confond nullement avec les excès, si justement con

damnés, de l'usure. La population & le nombre des habitans ont, avec le commerce, un rapport immédiat ; & les mariages ayant pour objet la population, Mr. de Montesquieu approfondit ici cette importante matiere. Ce qui favorise le plus la propagation est la continence publique : l'expérience prouve que les conjonctions illicites y contribuent peu, & même y nuisent. On a établi avec justice , pour les mariages , le consentement des peres : cependant on y doit mettre des restrictions : car la loi doit , en général, favoriser les mariages. La loi qui défend le mariage des meres avec les fils, est ( indépendamment des préceptes de la religion ) une très-bonne loi civile ; car, sans parler de plusieurs autres raisons, les contractans étant d'âge très - différent, Ges sortes de mariages peuvent rarement avoir la propagation pour objet. La loi qui défend le mariage du pere avec la fille, est fondée sur les mêmes motifs : cependant ( à ne parler que civilement ) elle n'est pas si indispensablement nécessaire que l'autre à l'objet de la population , puisque la

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