Histoire abrégée des sciences métaphysiques, morales et politiques, depuis la renaissance des lettres, Volume 1

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Page 168 - Selon la variation continuelle qui a suivy le nostre jusques à cette heure, qui peut espérer que sa forme présente soit en usage, d'icy à cinquante ans? Il escoule tous les jours de nos mains et depuis que je vis s'est altéré de moitié.
Page 18 - Mais nous sommes trop convaincus de l'arbitraire qui régnera toujours dans une pareille division , pour croire que notre système soit l'unique ou le meilleur ; il nous suffira que notre travail ne soit pas entièrement désapprouvé par les bons esprits. Nous ne voulons point ressembler à cette foule de naturalistes qu'un philosophe moderne...
Page 10 - ... naître. Si nous plaçons la raison avant l'imagination, cet ordre nous paraît bien fondé et conforme au progrès naturel des opérations de l'esprit : l'imagination est une faculté créatrice, et l'esprit, avant de songer à créer, commence par raisonner sur ce qu'il voit et ce qu'il connaît.
Page 245 - ... gravité , si les autres l'écoutent avec respect et en silence ; s'il a quelque réputation et quelque commerce avec les esprits du premier ordre; enfin s'il est assez heureux pour plaire ou pour être estimé, il aura raison dans tout ce qu'il avancera, et il n'y aura pas jusqu'à son collet et à ses manchettes qui ne prouvent quelque chose.
Page 8 - La réflexion est de deux sortes; ou elle raisonne sur les objets des idées directes , ou elle les imite. Ainsi la mémoire, la raison proprement dite , et l'imagination , sont les trois manières différentes dont notre âme opère sur les objets de ses pensées ; nous ne prenons point ici l'imagination pour la faculté qu'on a de se représenter les objets, parce que cette faculté n'est autre chose que la mémoire même des objets sensibles , mémoire...
Page 176 - II voulait étendre sa méthode à tous les objets de l'intelligence humaine ; Dieu , l'homme , l'univers, étaient tour à tour le sujet de ses méditations. Si dans les sciences physiques, sa marche est moins sûre que celle de Galilée, si sa philosophie est moins sage que celle de Bacon ; si on peut lui reprocher de n'avoir pas assez appris, par les leçons de l'un , par l'exemple de l'autre, à se défier de son imagination , à n'interroger la nature que par...
Page 176 - ... au lieu de le deviner, l'audace même de ses erreurs servit aux progrès de l'espèce humaine. Il agita les esprits, que la sagesse de ses rivaux n'avait pu réveiller. Il dit aux hommes de secouer le joug de l'autorité, de ne plus reconnaître que celle qui serait avouée par leur raison; et il fut obéi, parce qu'il subjuguait par sa hardiesse, qu'il entraînait par son enthousiasme.
Page 269 - Sur toute chose , ne forcez jamais vos sujets à changer de religion. Nulle puissance humaine ne peut forcer le retranchement impénétrable de la liberté du cœur. La force ne peut jamais persuader les hommes ; elle ne fait que des hypocrites.
Page 11 - L'imagination, dans un géomètre qui crée, n'agit pas moins que dans un poète qui invente. Il est vrai qu'ils opèrent différemment sur leur objet: le premier le dépouille et l'analyse; le second le compose et l'embellit. Il est encore vrai que cette manière différente d'opérer n'appartient qu'à différentes sortes d'esprits...
Page 175 - Bacon , qui possédait le génie de la philosophie au point le plus élevé, n'y joignit point celui des sciences; et ces méthodes de découvrir la vérité , dont il ne donne point l'exemple , furent admirées des philosophes, mais ne changèrent point la marche des sciences. Galilée les avait enrichies de découvertes utiles et brillantes...

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