Théatre de P. Corneille: avec les commentaires de Voltaire, Volume 11

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Page 136 - Depuis cinq ans entiers chaque jour je la vois, Et crois toujours la voir pour la première fois.
Page 103 - La principale règle est de plaire et de toucher : toutes les autres ne sont faites que pour parvenir à cette première. Mais toutes ces règles sont d'un long détail, dont je ne leur conseille pas de s'embarrasser : ils ont des occupations plus importantes. Qu'ils se reposent sur nous de la fatigue d'éclaircir les difficultés de la poétique d'Aristote ; qu'ils se réservent le plaisir de pleurer et d'être attendris...
Page 139 - N'at-il que des états qu'il me puisse donner? Depuis quand croyez- vous que ma grandeur me touche? Un soupir, un regard, un mot de votre bouche, Voilà l'ambition d'un cœur comme le mien : Voyez-moi plus souvent, et ne me donnez rien': Tous vos moments sont-ils dévoués à l'empire?
Page 130 - Elle a mille vertus ; mais, seigneur, elle est reine. Rome, par une loi qui ne se peut changer, N'admet avec son sang aucun sang étranger Et ne reconnaît point les fruits illégitimes Qui naissent d'un hymen contraire à ses maximes.
Page 124 - Et ces lauriers encor témoins de sa victoire; Tous ces yeux qu'on voyoit venir de toutes parts Confondre sur lui seul leurs avides regards; Ce port majestueux, cette douce présence.... Ciel!
Page 135 - Bérénice me plut. Que ne fait point un cœur Pour plaire à ce qu'il aime , et gagner son vainqueur? Je prodiguai mon sang : tout fit place à mes armes : Je revins triomphant. Mais le sang et les larmes Ne me suffisaient pas pour mériter ses vœux : J'entrepris le bonheur de mille malheureux. On vit de toutes parts mes bontés se répandre ; Heureux , et plus...
Page 169 - Ah, seigneur ! songez-vous en vous-même Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ? Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous , Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ; Que le jour recommence, et que le jour finisse, Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice, Sans que, de tout le jour, je puisse voir Titus...
Page 186 - L'empire incompatible avec votre hyménée ; Me dit qu'après l'éclat et les pas que j'ai faits , Je dois vous épouser encor moins que jamais. Oui , madame , et je dois moins encore vous dire Que je suis prêt pour vous d'abandonner l'empire ; De vous suivre , et d'aller , trop content de mes fers, Spupirer avec vous au bout de l'univers.
Page 294 - Quoi ! des plus chères mains craignant les trahisons, J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons, J'ai su, par une longue et pénible industrie, Des plus mortels venins prévenir la furie.
Page 184 - Ah cruel ! par pitié montrez-moi moins d'amour. Ne me rappelez point une trop chère idée , Et laissez-moi du moins partir persuadée Que déjà de votre ame exilée en secret, J'abandonne un ingrat qui me perd sans regret.

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