Œuvres complètes de Thomas Reid,: Recherches sur l'entendement humain d'après les principes du sens commun. 1828

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Popular passages

Page 83 - Si nous pensons, dit-il, qu'avec nos dix chiffres arabes, qui sont dix lettres, dix mots, en les combinant deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, on forme les chiffres diplomatiques de 100, de...
Page 13 - CeluiI qui découvrit le premier que le froid convertissait l'eau en glace et que le chaud la convertissait en vapeur, suivit les mêmes principes généraux et la même méthode qui firent découvrir ensuite à Newton la loi de la gravitation et les propriétés de la lumière. Ses règles pour procéder en philosophie ne sont que les pures maximes du sens commun, celles que les hommes prudents suivent dans la conduite ordinaire de la vie. Quiconque prétend philosopher...
Page 24 - ... raisonnement. On devait s'attendre que dans des matières si importantes, leur preuve serait aisée et à la portée de tout le monde : au contraire, elle est précisément ce qu'il ya de plus difficile à comprendre. Ces trois grands hommes, avec toute la bonne volonté possible , n'ont jamais été capables de tirer des trésors de la philosophie un seul argument propre à convaincre un homme qui sait raisonner de l'existence d'un seul des corps qui l'environnent. O sublime philosophie , fille...
Page 349 - Mais, si elle est un don de la nature, elle doit se montrer dans toute sa force chez les enfants, et trouver dans l'expérience un correctif et des limites. Il suffit de jeter sur la vie humaine le...
Page 389 - Mathématiques ; car la certitude n'étant que la perception de la convenance ou de la disconvenance de nos idées , et la démonstration n'étant autre chose que la perception de cette convenance par l'intervention d'autres idées moyennes, comme nos idées morales sont...
Page 8 - Je crus déraisonnable d'admettre, sur la seule autorité des philosophes, une hypothèse qui, à mon avis, renversait toute philosophie , toute religion , toute vertu et le sens commun ; trouvant, d'ailleurs, que tous les systèmes que je connaissais sur l'entendement humain avaient pour base cette hypothèse singulière , je résolus de faire de 1. Trad. de M. Jouffroy, t. u, p. 5. 2. Ibid. ~i. Ibid. p. K et 7. nouvelles recherches sur ce sujet, sans avoir égard à aucune hypothèse'.
Page 347 - ... nous en avons nécessairement conscience et pouvons le reconnaître par la réflexion. Or j'ai beau réfléchir le plus attentivement possible sur mes actions, je ne sens point qu'en disant la vérité dans des occasions ordinaires, j'y sois engagé par des motifs de morale ou de politique ; je trouve, au contraire, que la vérité est toujours sur le bord de mes lèvres, et qu'elle s'en échappe naturellement, si je ne m'y oppose ; pour qu'elle sorte, il n'est pas besoin...
Page 25 - ... l'esprit humain, et tu n'as encore répandu sur nous, de l'éclat de tes rayons, que ce qu'il en fallait pour nous faire apercevoir l'obscurité qui couvre les facultés humaines Si tu n'as pas la puissance de dissiper ces nuages et ces fantômes que tu as toi-même élevés, retire ce rayon que tu ne donnes jamais que d'une main avare, et qui a jeté une espèce de sort sur nos esprits. Je n'ai plus pour toi ni foi ni respect ; je renonce à ton flambeau; laisse mon âme suivre bonnement la...
Page 357 - Il nous induit souvent en erreur; mais, a tout prendre, il est d'un avantage infini. C'est par ce principe que l'enfanl qui s'est brûlé une fois évite le feu, et qu'il se sauve dès qu'il aperçoit le chirurgien qui l'a inoculé. Il vaut mieux qu'il fasse le dernier de ces deux actes que de ne pas faire le premier...
Page 182 - II ne paraît pas qu'il y ait de sensation appropriée à la figure visible, c'est-à-dire de sensation chargée de la suggérer à l'esprit. Cette figure semble être suggérée immédiatement par l'impression matérielle sur l'organe, impression dont nous n'avons pas conscience.

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