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qui sont déjà damnés sans ressource.Je voudrois, monsieur, que vous nous dissiez combien vous rapporte le commerce sacré de vos Nouvelles ecclésiastiques.Je crois que la bénédiction répandue sur ce chef-d'œuvre peut bien faire monter le profit à trois cents pour cent. Il n'y a point de commerce profane qui ait jamais si bien rendu. Le commerce maritime que vous condamnez pourroit être excusé peut-être en faveur de l'utilité publique, de la hardiesse d'envoyer son bien dans un autre hémisphère, et du risque des naufrages. Votre petit négoce a une utilité plus sensible : il demande plus de courage, et expose à de plus grands risques. Quoi de plus utile en effet que d'instruire l'univers quatre fois par mois des aventures de quelques clercs tonsurés! quoi de plus courageux que d'outrager votre roi et votre archevêque! et quel risque, monsieur, que ces petites humiliations que vous pourriez essuyer en place publique! Mais je me trompe; il y a des charmes à souffrir pour la bonne cause. Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, et vous me paroissez tout fait pour le martyre, que je vous souhaite cordialement, étant votre très-humble et très-obéissant

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DES MATIÈRES

Nori. Le chiffre romain indique le tome ; le chiffre arabe la page.

Abbayes. Pourquoi les rois de
France en abandonnèrent les
élections, III, 157.
Abbés. Menoient autrefois leurs
vassaux à la guerre, III, 67.
— Pourquoi leurs vassaux n'é-
toient pas menés à la guerre par
le comte, 7 I.

Abondance et rareté de l'or et de

l'argent relatives : abondance et

rareté réelles, II, 2 18.

Abyssins. Les suites qui résultent
de la rigueur de leur carême
prouvent que la religion devroit
ne pas ôter la défense naturelle
par l'austérité des pratiques de
pure discipline, II, 378.

Accusateurs. Précautions que l'on

doit prendre pour garantir les

'citoyens de leurs calomnies;exem-

ples tirés d'Athènes et de Rome,

I,378.—S'ils accusent devant le

prince, et non devant les ma-

gistrats, c'est une preuve de ca-

lomnie. Exception à cette règle,

383.— Du temps des combats

judiciaires plusieurs ne pouvoient

pas se battre contre un seul ac-

cusé, II, 482.—Quand étoient

obligés de combattre pour leurs

témoins provoqués par l accusé,

488.

Accusations.A qui la faculté de les

porter doit être confiée suivant
la nature du gouvernement, I,
167, 372.— Celles de magie et
d'hérésie doivent être poursui-
vies avec une grande circons-
pection. Preuves d'absurdités et
de cruautés qui peuvent résulter
de la poursuite indiscrète de ces

accusations. Combien on doit se

défier de celles qui sont fondées

sur la haine publique, I, 356

et suivantes.—L'équité naturelle
demande que le degré de preu-
ves soit proportionné à la gran
deur de l'accusation, III, 2 15,
226.
Accusation publique. Ce que c'est.

Précautions nécessaires pour en

prévenir les abus dans un état

populaire, I, 378. Quand et

pourquoi elle cessa d'avoir lieu à

Rome contre l'adultère, I, 2o9.

Accusés. Doivent, dans les grandes

accusations, pouvoir, concur-

remment avec la loi, se choisir

leurs juges, I, 296.—Combien

il faut de témoins ét de voix

pour leur condamnation, 35 1.

—Pouvoient, à Rome et à Athè-

nes, se retirer avant le jugement,

379.— C'est une chose injuste

de condamner celui qui nie, et

de sauver celui qui avoue, II,
346. — Comment se justifioient sous les lois saliques et autres lois barbares, 455. —Du temps des combats judiciaires, un seul ne pouvoit pas se battre contre plusieurs accusateurs, 482.— Ne produisent point de témoins en France. Ils en produisent en Angleterre : de là vient qu'en France les faux témoins sont puuis de mort; en Angleterre non, III, I I. Achat (Commerce d'), II, 2o5. Achim. Pourquoi tout le monde y cherche à se vendre, I, 452. Acilia (la loi). Les circonstances dans lesquelles cette loi fut rendue en font une des plus sages qu'il y ait, I, 179. Acquisitions des gens de mainmorte. Ce serait une imbécillité que de soutenir qu'on ne doit pas les borner, II, 35o. Voyez Clergé, Monastères. Actions des hommes. Ce qui les fait estimer dans une monarchie, I, 78.—Causes des grandes actions des anciens, 84. Actions judiciaires. Pourquoi introduites à Rome et dans la Grèce, I, 159. Actions de bonne foi. Pourquoi introduites à Rome par les préteurs, et admises parmi nous, I, 16o. Actions tant civiles que criminelles. Etoient autrefois décidées par la voie du combat judiciaire, II, 469. Adalingues. Avoient chez les Germains la plus forte composition, III, 78. ADELHARD ou AGoBARD. C'est ce favori de Louis-le-Débonnaire qui a perdu ce prince par les dissipations qu'il lui a fait faire, III, 172, 174 . Adoption. Pernicieuse dans une aristocratie, I, 12o.—Se faisoit

chez les Germains par les armes, II, 59. Adulation. Comment l'honneur l'autorise dans une monarchie, I, 79. Adultère. Combien il est utile que l'accusation en soit publique dans ' une démocratie, I, r 13.—Étoit soumis à Rome à une accusation publique : pourquoi, 2o8. — Quand et pourquoi il n'y fut plus soumis à Rome, 21o.—Auguste et Tibère n'infligèrent que dans certains cas les peines prononcées par leurs propres lois contre ce crime, 2 12, 2 13. —Ce crime se multiplie en raison de la diminution des mariages, II, 297.— Il est contre la nature de permettre aux enfantsd'accuser leur mère ou leur belle-mère de ce crime, 372. – La demande en séparation pour raison de ce crime doit être accordée au mari seulement, comme a fait le droit civil, et non pas aux deux conjoints, comme a fait le droit canonique, 379. Adultérins. Il n'est point question de ces sortes d'enfants à laChine, ni dans les autres pays de l'orient : pourquoi, II, 263. AErarii. Qui l'on nommoit ainsi à Rome, II, 42o. Affranchis. Inconvénients de leur trop grand nombre, I, 468.— Loi abominable que leur grand nombre fit passer chez les Volsiniens, 469.—Sagesse des lois romaines à leur égard : part qu'elles leur laissoient dans le gouvernement de la république, 47o.— Pourquoi ils dominent presque toujours à la cour des princes et chez les grands, 472. Affranchissements. Règles que l'on doit suivre à cet égard dans les différents gouvernements I, 468 et suiv. Affranchissement des serfs. Est une des sources " des coutumes de France, II, 544. Afrique. Il y naît plus de filles que de garçons : la polygamie peut donc y avoir lieu, I, 478. — Pourquoi il est et sera toujours si avantageux d'y commercer, II, 129.—Dutour de l'Afrique, 16o. —Description de ses côtes, ibid. — Comment on y commerçoit avant la découverte du cap de Bonne-Espérance, ibid.—Ce que les Romains en connoissoient, ibid.— Ce que Ptolomée géographe enconnoissoit, 162.— Le voyage des Phéniciens et d'Eudoxe autour de l'Afrique étoit regardé comme fabuleux par Ptolomée. Erreur singulière de ce géographe à cet égard, 163. - Les anciens en connoissoient bien l'intérieur et mal les côtes : nous en connaissons bien les côtes et mall'intérieur, ibid.—Description de ses côtes occidentales, ibid. —Les noirs y ont une monnoie sans en avoir aucune, 2 16. – Comparaison des mœurs de ses habitants chrétiens avec celles de ceux qui ne le sont pas, II, 312. Agilolfingues. Ce que c'étoit chez les Bavarois : leurs prérogatives, III, 78. Agnats. Ce que e'étoit à Rome : leurs droits sur les successions, II, 4 Io. AGoBARD. Sa fameuse lettre à Louisle-Débonnaire prouve que la loi salique n'étoit point établie en Bourgogne, II, 439. — Elle prouve aussi que la loi de Gondebaud subsista long-temps chez les Bourguignons, 442.—Sa fameuse lettre semble prouver que la preuve par le combat n'étoit point en usage chez les Francs : elle y étoit cependant en usage,

DE L'EsPRIT DEs LoIs. T. III.

Agraire. Voyez Loi agraire. Agriculture. Doit-elle dans une république être regardée comme une profession servile ? I, 93.— Etoit interdite aux citoyens dans la Grèce, 94.-Honorée à la Chine, I, 43o. Aieul. Les petits enfants succédoient à l'aïeul paternel et non à l'aïeul maternel : raison de cette disposition des lois romaines, II, 4 I O. Ainesse (droit d'). Ne doit pas avoir lieu entre les nobles dans l'aristocratie , I , 12o. — Ce droit, qui étoit inconnu sous la première race de nos rois, s'établit avec la perpétuité des fiefs, et passa même à la couronne, qui fut regardée comme un fief, III, 199. Air de cour. Ce que c'est dans une monarchie, I, 8o. AIsTULPHE. Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards, II, 43o. ALAR1c. Fit faire une compilation du code Théodosien, qui servit de lois aux Romains de ses états, II, 437. ALCIBIADE. Ce qui l'a rendu admirable, I. 1o1. Alcoran. Ce livre n'est pas inutile à la liberté dans les pays despotitiques, I, 389.— Gengiskan le fait fouler aux pieds de ses chevaux, II, 345. Alep (Caravane d'). Sommes immenses qu'elle porte en Arabie, II, 1 79. Aleur. Comment furent changés en fiefs, III, 138 et suiv., 168. ALExANDRE. Son empire fut divisé parce qu'il étoit trop grand pour une monarchie, I, 24 1.— Bel usage qu'il fit de sa conquête de la Bactriane, 269.—Sagesse de sa conduite pour conquérir et pour conserver ses conquêtes,

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278.—Comparé à César, 284.— Sa conquête : révolution qu'elle causa dans le commerce, II, 146. —Ses découvertes, ses projets de commerce et ses travaux, 1 48.A-t-il voulu établir le siége de son empire dans l'Arabie ? 15o. Commerce des rois grecs qui lui succèdèrent, 151 et suiv.—Voyagedesaflotte, 157 et suiv.—Pourquoi il n'attaqua pas les colonies grecques établies dans l'Asie; ce qui en résulta, 17o. — Révolution que sa mort causa dans le commerce, 181.—On peut prouver, en suivant la méthode de M. l'abbé Dubos, qu'il n'entra point dans la Perse en conquérant, mais qu'il y fut appelé par les peuples, III, 1o3. ALExANDRE, empereur. Ne veut pas que le crinie de lèse-majesté indirect ait lieu sous son règne, I, 363. Alexandrie.Le frèreypouvait épouser sa sœur, soit utérine, soit consanguine, I, 1o4. — Où et pourquoi elle fut bâtie, II, 149. Alger. Les femmes y sont nubiles à neuf ans : elles doivent donc être esclaves, I, 474.— On y est si corrompu qu'il y a des sérails où il n'y a pas une seule femme, 481.— La dureté du gouvernement fait que chaque père de famille y a un trésor enterré, II, 2o8. Aliénation des grands offices et des fiess. S'étant introduite diminua le pouvoir du roi, III, 191 et suiv. Allemagne. République fédérative, et par là regardée en Europe comme éternelle, I, 25o.— Sa république fédérative plus imparfaite que celles de Hollande et de Suisse, 252.— Pourquoi cette république fédérative subsiste malgré le vice de sa cons

titution, 253.—Sa situation vers le milieu du règne de Louis XIV contribua à la grandeur relative de la France, 26o.—Inconvénient d'un usage qui se pratique dans ses diètes, 299.—Quelle sorte d'esclavage y est établi, I, 456. —Ses mines sont utiles, parce qu'elles ne sont pas abondantes, 2o2.—Origine des grands fiefs que les écclésiastiques y possèdent, II, 16o. — Pourquoi les fiefs y ont plus long-temps conservé leur constitution primitive qu'en France, 197.— L'empire y est resté électif, parce qu'il a conservé la nature des anciens fiefs, 2oo. Allemands. Les lois avoient établi un tarif pour régler chez eux les punitions des ditférentes insultes · que l'on pouvoit faire aux femmes, I, 44o. —Ils tenoient toujours leurs esclaves armés, et cherchoient à leur élever le courage, 462.—Quand et par qui leurs lois furent rédigées, II, 428.— Simplicité de leurs lois : cause de cette simplicité, 429. - Leurs lois criminelles étoient faites sur le même plan que les lois ripuaires, 456. Voyez Ripuaires. Alliance. L'argent que les princes emploient pour en acheter est presque toujours perdu, I, 413. Allié.Ce qu'on appeloitainsiàRome, II, 255. Allodiales (terres). Leur origine, III, 66. Ambassadeurs. Ne sont soumis ni aux lois ni aux princes du pays où ils sont : comment leurs fautes doivent être punies, II, 4o3. Ambition. Est fort utile dans une monarchie, I, 7o. - Celle des corps d'un état ne prouve pas toujours la corruption des membres, II, 535. Ame. Il est également utile ou per

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