Pieces interessantes et peu connues: pour servir a l'histoire et a la litterature

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Page 51 - Si je savais quelque chose qui me fût utile, et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose utile à ma famille, et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l'Europe, ou bien qui fût utile à l'Europe et préjudiciable au Genre humain, je la regarderais comme un crime.
Page 66 - Voltaire n'écrira jamais une bonne histoire. Il est comme les moines, qui n'écrivent pas pour le sujet qu'ils traitent, mais pour la gloire de leur ordre. Voltaire écrit pour son couvent.
Page 160 - Il ne cherche point dans les hommes ce qu'ils ont de mauvais, pour les décrier, il trouve ce qu'ils ont de ridicule pour s'en réjouir, il se fait un plaisir secret de le connaître, il s'en ferait un plus grand de le découvrir aux autres, si la discrétion ne l'en empêchait.
Page 45 - C'est ce qui m'a porté à faire ma fortune par les moyens que j'avois dans mes mains : la modération et la frugalité; et non par des moyens étrangers, toujours bas ou injustes.
Page 160 - ... m'en empêchoit. La vie eft trop courte à mon avis- pour lire toutes fortes de livres , & charger fa mémoire d'une infinité de chofes aux dépens de fon jugement. Je ne m'attache point aux fentimens des Savans pour acquerir de la fcience , mais aux plus fenfés pour fortifier ma raifon.
Page 159 - Un homme qui n'a jamais fenti la néceffité , qui n'a jamais connu l'abondance. Il vit dans une condition méprifée de ceux qui ont tout , enviée de ceux qui n'ont rien, goûtée de ceux qui font confifter leur bonheur dans leur raifon. Jeune il a haï la diffipation , perfuadé qu'il...
Page 126 - Le jeu paiTa de la cour à la ville, & de la » capitale dans toutes les petites villes de » pro'vince. On quitta les jeux d'exercice , » tels que la paume , le mail & le billard. Les » hommes en devinrent plus foibles , plus »> mal-fains , plus ignorans , moins polis : les » femmes ,féduites à leur tour par ce nouvel » attrait , apprirent à fe moins refpeûer.
Page 57 - Quand l'immortalité de l'âme serait une erreur, je serais fâché de ne pas la croire : j'avoue que je ne suis pas si humble que les athées. Je ne sais comment ils pensent; mais pour moi je ne veux pas troquer l'idée de mon immortalité contre celle de la béatitude d'un jour.
Page 68 - Tour, cet artifte fi fupérieur par fon talent, & fi eftimable par fon défîntéreflement & l'élévation de fon âme, avoit ardemment defiré de donner un nouveau luftre à fon pinceau , en tranfmettant à la poftérité le portrait de l'auteur de l'efprit des loix...
Page 39 - plus d'appréhenfion pour l'avenir , & qui fe fou» venoient des horribles calamités des guerres paf» fées , plaignoient les malheurs de la France , » & difoient que ce funefte coup , qui avoit » percé le cœur du roi , coupoit la gorge à tous » les François. On raconte qu'il y en eut plu...

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