Oeuvres complètes de Thomas, de l'Académie française: précédées d'une notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur, Volume 5

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Page 218 - Elle ne quitte point ce solitaire asile : Le regard incliné, la paupière immobile, D'un invisible objet que poursuit son ardeur Son œil semble de loin percer la profondeur. Au ravage du jour les Heures échappées Glissent légèrement, et d'ombre enveloppées ; L'astre des nuits préside à des travaux constants, Et la seule pensée y mesure le temps.
Page 339 - De cet abyme sombre , Ton germe y reposait, mais sans activité. Du chaos, tout à coup , les portes s'ébranlèrent ; Des soleils allumés les feux étincelèrent : Tu naquis; l'Éternel te prescrivit ta loi. Il dit au mouvement : du Temps sois la mesure. Il dit à la nature : Le Temps sera pour vous , l'éternité , pour moi. Dieu , telle est ton essence. Oui , l'océan des âges Roule au-dessous de toi , sur tes frêles ouvrages , Mais il n'approche pas de ton trône immortel.
Page 238 - Vers les bords où la Seine, abandonnant Paris, Semble de ces beaux lieux, où son onde serpente, S'éloigner à regret et ralentir sa pente, D'un immense palais le front majestueux Arrondi dans la nue en dôme somptueux, 1.
Page 342 - J'aime mieux n'être pas que de vivre avili. » Mais si de la vertu les généreuses flammes Peuvent, de mes écrits, passer dans quelques âmes ; Si je puis d'un ami soulager les douleurs ; S'il est des malheureux...
Page 239 - C'était l'heure où l'autel fumait d'un pur encens. 11 entre, et de respect tout a frappé ses sens: Ces murs religieux, leur vénérable enceinte; Ces vieux soldats épars sous cette voûte sainte; Les uns levant au ciel leurs fronts cicatrisés; D'autres flétris par l'âge et de sang épuisés, Sur leurs genoux tremblants pliant un corps débile; Ceux-ci courbant un front saintement inmobile; Tandis qu'avec respect sur le marbre inclinés, Et plus près de l'autel quelques-uns prosternés.
Page 242 - D'un regard attentif ils le contemplaient tous. Et son front désarmé leur parut redoutable. Tout à coup le monarque, approchant de leur table, Du vin dont leurs vieux ans réchauffaient leur langueur» Dans un grossier cristal épanche la liqueur; Et, la coupe à la main, debout, la tète nue «Mes braves compagnons, dit-il, je vous salue!
Page 340 - Des siècles qui s'entassent , Sont comme le néant , aux yeux de l'Éternel. Mais moi , sur cet amas de fange et de poussière , En vain, contre le temps , je cherche une barrière; Son vol impétueux me presse et me poursuit : Je n'occupe qu'un point de la vaste étendue; Et mon âme éperdue Sous mes pas chancelants voit ce point qui s'enfuit. De la destruction tout m'offre des images : Mon œil épouvanté ne voit que des ravages ; Ici , de vieux tombeaux que la mousse a couverts ; Là, des murs...
Page 343 - Temps ! suspends ton vol, respecte ma jeunesse ; Que ma mère, longtemps témoin de ma tendresse, Reçoive mes tributs de respect et d'amour; Et vous, gloire, vertu, déesses immortelles. Que vos brillantes ailes Sur mes cheveux blanchis se reposent un jour.
Page 352 - Les hommes t'ont servi , même avant ta naissance : Ils t'ont créé des lois et bâti des remparts. De vingt siècles unis la lente expérience T'a préparé les arts. La maison qui te couvre et qui te sert...
Page 166 - Pour lui , voir l'ennemi c'était l'avoir dompté ; « En mesurant l'obstacle , il l'avait surmonté : « Sa prudence, sortant de la route commune, « Par l'excès de l'audace enchaînait la fortune. « Pour guider des Français , le ciel l'avait formé ; « Mais ce feu dévorant dont il fut animé

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